Bokcirkel

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Varje år ingår i Alliances bokcirkel fem böcker. Valet bygger på en omfattande läsning och väljs enligt följande kriterier.

  1. Aktualitet: de valda böckerna är relativt nyutkomna.
  2. Balans mellan kvinnliga och manliga författare: böckerna är skrivna i möjligaste mån av lika många män som kvinnor samt med olika bakgrund.
  3. Omfattning: de valda böckerna är inte längre än 280–300 sidor.
  4. Tillgänglighet: de innehåller inga större språkliga svårigheter.
  5. Kvalitet: i franskspråkiga länder har de blivit väl mottagna av litteraturkritiker såväl som av publiken och kan ha fått något litterärt pris.

BOKCIRKEL 2019 – 2020

här går det till
Varje läsgrupp består av fem personer (medlemmar i föreningen), A, B, C, D och E. De fem böckerna cirkulerar enligt följande: A får bok 1, B bok 2, C bok 3, D bok 4 och E bok 5. Efter en månad lämnar A sin bok till B som lämnar sin till C som lämnar sin till D som lämnar sin till E som lämnar sin till A. Så får varje deltagare en ny bok varje månad.
En cirkulationslista med deltagarnas namn, adress och telefonnummer samt datum för by-tesdagarna finns i varje bok. Det är viktigt att respektera angivna datum.
När böckerna gått varvet runt behåller du den senaste boken. I maj 2020 ordnas en avslu-tande träff. De som vill, får då möjlighet att diskutera läsupplevelser och utvärdera årets bokval. Därför kan det vara bra att under läsningens gång göra separata anteckningar om vad du tycker är bra, dåligt, roligt, anmärkningsvärt…

Anmälan till bokcirkeln sker i två steg 1) skicka senast den 1 oktober en e-post till Carin Söderberg, carin.soderberg@live.se med namn, adress och telefonnummer. Uppgifterna är mycket viktiga för att cirkulationslistan ska kunna upprättas. Ange även vilka personer du skulle vilja bilda cirkel med (endast namn). Så långt det går tillgodoses dina önskemål, 2) sätt in 185 kronor på Plusgiro 11 62 35-3 Alliance française d’Upsal. Ange Bokcirkel när du betalar.

Tisdagen den 15 oktober klockan 19.00 är alla deltagare som har möjlighet välkomna till en inledande träff på Odensgatan 5 A, hos Carin Söderberg, 073-619 18 80. Ring senast den 14 oktober för anmälan och portkod. För dig som inte kan vara med på den träffen finns din första bok för avhämtning på samma adress.

BÖCKER 2019 – 2020

– Patrick Deville, Peste & choléra, 2012, Poche
Louis Pasteur expérimente avec succès le vaccin contre la rage. Il chargera plus tard ses élèves de prolonger ses recherches à travers le monde. Les jeunes «pasteuriens» partent pour de longs périples. Parmi eux, Alexandre Yersin part très vite en Indochine. Il y multi-plie les observations épidémiologiques mais aussi bien géographiques, astronomiques ou météorologiques. La science l’absorbe, il n’aura ni femme ni enfant. Parfois il revient en Europe, mais c’est le plus souvent de loin, à la radio ou par les journaux, qu’il reçoit l’écho des conflits mondiaux et de leurs atrocités. Il meurt en 1943, conscient, mais pas tout à fait amer, que son nom n’aura pas la même gloire posthume que son maître, Louis Pasteur. C’est cette aventure scientifique et humaine que raconte Deville en croisant les périodes et les personnages autour de la figure de Yersin.

– Annie Ernaux, Mémoire de fille, 2016, Collection Folio
Annie Duchesne a 18 ans en 1958, l’année du retour du général De Gaulle et des événe-ments d’Algérie. Une année où Annie a passé l’été comme monitrice de colo. Cet été-là, elle goûte pour la première fois à la liberté, loin de l’épicerie familiale d’Yvetot qu’elle n’avait jamais quittée. Première expérience professionnelle, première nuit avec un homme, première découverte de la sexualité, première désillusion amoureuse. Dans ce livre, elle alterne le «je» d’aujourd’hui et le «elle» d’hier. Elle observe cette «fille de 58» avec distance, sans jugement, sans explication, s’appliquant à restituer le plus fidèlement possible les sen-sations physiques et les questionnements d’une jeune fille de l’époque. Une jeune fille en construction, un peu perdue, dont elle va commencer à faire «un être littéraire, quelqu’un qui vit les choses comme si elle devaient être écrites un jour».

– Édouard Louis, Qui a tué mon père, 2018, Seuil
L’auteur s’adresse à son père qui, âgé d’à peine plus de cinquante ans, est quasiment inva-lide: «Tu appartiens à cette catégorie d’humains à qui la politique réserve une mort pré-coce.» L’auteur se remémore certains souvenirs d’enfance ou d’adolescence et les réactions de son père qu’il tente de comprendre et d’analyser. Il s’aperçoit que la violence que mon-trait parfois son père exprimait souvent de la colère sociale et cachait l’amour qu’il avait pour son fils. Cet homme aurait voulu avoir une autre vie mais il n’a pu échapper au travail de l’usine ou il est victime d’un accident du travail. Les douleurs ne vont plus le quitter. Pour ne pas perdre son droit aux aides sociales, il a dû accepter un travail de balayeur, tou-jours penché alors que son dos était détruit. Édouard Louis passe en revue les différents présidents de la République et leurs ministres qui, par leurs lois, ont tué des travailleurs comme son père.

– Marie Sizun, La Gouvernante suédoise, 2016, Collection Folio
Quel rôle joue Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard, négociant français à Stockholm à la fin du XIXe siècle, pour aider sa jeune femme, Hulda, dans l’éducation de leurs quatre enfants? Il semble que Livia soit bien plus qu’une domestique, les enfants l’adorent, trouvant auprès d’elle une stabilité qui manque à leur mère, le maître de maison dissimule autant qu’il peut leur complicité, et Hulda, l’épouse aimante, en fait peu à peu une amie, sa seule confidente. Dans ce récit, Marie Sizun brosse le portrait de ses ancêtres franco-suédois, s’approchant au plus près du mystère qui les entoure.

– Delphine de Vigan, Les gratitudes, 2019, JC Lattès
Les Gratitudes traite la vieillesse et, la façon souvent indigne dont notre société obsédée de rentabilité traite les personnes âgées. Cela, à travers le destin de Michka, une vieille femme à qui les mots et le langage peu à peu échappent. C’est la vie même qui s’enfuit, l’effroi qui s’installe dans les pensées décousues, bientôt le corps qui s’affaisse et se défait. Il reste pourtant à Michka un acte important à accomplir, un «merci» à prononcer (ou à écrire), qui n’est pas de ces remerciements de politesse qu’on prononce chaque jour, mais l’expression d’une vraie, profonde reconnaissance. Autour d’elle, dialoguent avec elle en dépit de tous ses mots manquants, deux autres personnages: Marie, dont Michka s’est souvent occupée lorsqu’elle était enfant et délaissée par sa propre mère, et Jérôme, l’orthophoniste, qui tente de retarder la chute de Michka dans le silence — et la mort. Des liens d’affection, de com-passion et de gratitude mêlées qui les relient tous les trois.